mercredi 4 décembre 2013

Qui va remplir le panier percé ?

Cap de Gascogne est-il un panier percé ?

Le coût de la nouvelle salle de basket inquiète grandement certains administrés.

Le collectif contre la nouvelle salle pour Basket Landes a tenu une réunion publique mercredi.

Le collectif contre la nouvelle salle pour Basket Landes a tenu une réunion publique mercredi.

Le Collectif contre la nouvelle de basket à Saint-Sever organisait, mercredi soir, sa première réunion publique. Les deux coprésidents, Pierre Poirisse et Jacques Cazenave, étaient dans l’expectative quant au succès qu’ils allaient rencontrer. La présence, au cloître des Jacobins, de 70 personnes, dont plusieurs représentants de l’opposition municipale, les a rassérénés.
Lors des débats qui ont duré une bonne heure et demie, il y avait à boire et à manger, des informations intéressantes et des remarques ne volant pas très haut.
Le niveau d’intervention de l’État, via le Centre national pour le développement du sport (CNDS), dans la construction de la salle est enfin connu. Il sera, selon Pierre Poirisse, de 550 000 euros. C’est presque moitié moins que ce qui était espéré (1,04 million d’euros) par la Communauté de communes du Cap de Gascogne qui porte le projet.
Un projet qui, rappelons-le, est chiffré à 6,75 millions d’euros. Une somme répartie entre, outre l’État, le Département (3 millions), la Région (1,3 million) et la Communauté de communes dont la part s’élève désormais à 2 millions. Et probablement davantage puisque l’assainissement et l’adduction d’eau (900 000 euros) ne sont pas intégrés dans le devis.
Le voile devrait se lever aussi sur l’identité de la collectivité qui paiera les frais de fonctionnement (entre 200 000 et 300 000 euros). Ce sera aussi Cap de Gascogne puisque la commune de Saint-Sever va lui vendre le terrain (c’est à l’ordre du jour du conseil municipal du 3 décembre).
Inquiétude et agacement
Grosso modo, les Saint-Séverins et leurs voisins ont un motif d’inquiétude et un autre d’agacement. Inquiétude parce que les sommes engagées sont considérables pour une collectivité de 10 000 habitants, d’autant plus que se profile un projet de médiathèque à 3 millions d’euros. Agacement parce que la salle est avant tout (exclusivement ?) destinée à l’équipe de Basket Landes. « Il faut dénoncer l’utilisation de l’argent public à des fins privées. Nous ne sommes pas d’accord pour faire se distraire quelques jeunes filles, professionnelles qui plus est. »
« Au moment où on nous dit qu’il n’y a plus d’argent, c’est purement scandaleux », lance une dame. Une autre renchérit : « on sait ce que ça coûte en gros mais ce que ça rapporte, c’est zéro. »
Même pas de retombées économiques pour la cité. « Déjà qu’en jouant à Laloubère, on n’en avait pas, commente un homme, ce n’est pas en jouant à 3 km du centre-ville qu’il y en aura. »
« Même les joueuses, on ne les voit jamais en ville », poursuit un autre. « Ce n’est pas surprenant. Qui est chalossaise ou landaise dans cette équipe ? », questionne un troisième.
De façon moins anecdotique, il est question du calendrier et de l’inéluctabilité du projet. « Le calendrier sera long dans la mesure où un chantier comme ça nécessite un appel d’offres européen », explique Pierre Poirisse. « Ça laisse le temps de faire pression sur les maires de la communauté pour qu’ils revoient leur position », suggère Arnaud Tauzin, responsable de l’UMP.
Les maires avaient d’ailleurs été conviés, aucun n’est venu.


Voici des commentaires publiés librement sur le journal :




Je me suis rendu à cette première réunion, coiffé d'un bonnet rouge.
J'ai retenu :
- 1 - Que Basket Landes est un club départemental.
- 2 - Que le budget prévisionnel est complètement bidon ou mal ficelé :
Manquent 900 000 € ( une paille ) pour les adductions eau, égouts, électricité, téléphone...
Manquent 500 000 € ( deuxième paille ) de subvention de l'état...
Manquent les parkings etc. etc.
- 3 - Qu'en l'état, le coût pour chaque habitant de la communauté de communes est de 40 € annuels pendant 20 ans, soit 160 € pour une famille avec deux enfants ( troisième paille ).
Et tout cela pour une salle uniquement destinée au basket : impossible d'y prévoir d'autres manifestations.
En bref, un projet complètement hors des clous.

Monsieur Jean-François Renaut ne pouvait pas donner meilleur titre à son article.
Merci à lui.

Petition en ligne

Voici le lien pour la signature de la pétition en ligne :

http://www.change.org/fr/organisations/collectif_contre_la_nouvelle_salle_de_basket_a_saint_sever


Ensuite, cliquer au milieu de la nouvelle page qui va s'ouvrir et ensuite vous n'avez plus qu'à suivre les instructions,

Fonds propres .....

Saint-Sever : la salle sera payée "sur fonds propres"

La Communauté de communes de Cap de Gascogne s’est enfin exprimée lundi soir

Une image de la future salle de basket de 2 600 places sise route de Montsoué.

Une image de la future salle de basket de 2 600 places sise route de Montsoué.

 

 

"Le temps est venu de m’adresser aux citoyens qui peuvent s’interroger, et c’est légitime, sur la pertinence d’un projet de cette ampleur et ses conséquences sur les finances locales."
Après des semaines d’un silence obstiné, Jean-Pierre Dalm et les partisans de la nouvelle salle de basket à Saint-Sever se sont enfin exprimés. C’était lundi soir au siège de la Communauté de communes de Cap de Gascogne. Le président Dalm (il est aussi maire de Saint-Sever) avait battu le rappel. Présents à ses côtés, Stéphane Delpeyrat, vice-président de la Région, et Bernard Subsol, vice-président du Conseil général. Dans la salle, deux vice-présidents du club de Basket Landes, des maires de la communauté et des représentants d’associations sportives locales.
Si Jean-Pierre Dalm a mis si longtemps à s’exprimer, c’est, explique-t-il en préambule, qu’il attendait de connaître la subvention versée par l’État via le Centre national de développement du sport (CNDS). Elle sera de 550 000 euros, la somme maximale allouée cette année à un projet, mais inférieure au 1,04 million demandé.
Le calcul, du coup, est vite fait. 3 millions d’euros du Département, 1,3 de la Région et donc 550 000 euros de l’État, ça fait 4,85 millions.
Le projet étant estimé à 7 millions d’euros (hors taxes), il en reste 2,15 à la charge de la communauté de communes sans que cela se fasse, c’est promis par Jean-Pierre Dalm, au détriment d’autres investissements de services à la population (maison de retraite, maison de santé, agrandissement du collège).
Le président l’assure "solennellement". Tout sera payé en autofinancement (donc sans recours à l’emprunt) et sans augmentation d’impôts. Pour lui, c’est le signe, d’une part, de finances saines et d’autre part, d’une longue réflexion en amont puisque le projet a été lancé il y a six ans.
"Nous sommes à la croisée des chemins. La salle de Laloubère, d’une capacité de 1 000 places, est trop exiguë pour accompagner le développement sportif porté par Basket Landes." Deux solutions s’offraient alors : aménager l’existant ou construire une nouvelle salle.
Selon les calculs de Cap de Gascogne, la première option se serait avérée plus onéreuse pour les finances locales et notamment communales puisque nettement moins subventionnée. 5 millions auxquels il aurait fallu rajouter 1,5 million pour construire un nouveau gymnase absolument nécessaire durant les 18 mois de rénovation de Laloubère.
Une nouvelle à 7 millions, mais subventionnée à 70 %, est donc apparue aux élus locaux comme "le choix le plus rationnel".
Les frais de fonctionnement ont été estimés à 120 000 euros annuels, c’est-à-dire nettement moins que ce qu’avancent les opposants qui parlent d’une somme allant de 200 000 à 300 000 euros. Ce sera au club de Basket Landes de les prendre à sa charge.
Didier Deslous, un des vice- présidents présents, explique que cela représente aujourd’hui un dixième du budget du club (1,25 million) mais que cette part diminuera puisque l’objectif est de monter à 1,5 million d’ici cinq ans. Par ailleurs, ce n’est pas la seule équipe première (en Ligue féminine) qui en aura la jouissance mais la dizaine de formations de club.
Les grands élus présents ont dit tout le bien qu’ils pensaient de ce projet, du basket en général et de Basket Landes en particulier. Et que partant de là, il était normal que leur collectivité respective s’engage, y compris au-delà de leur règlement (la Région).
André Lasserre, président du Sass, le club omnisports, a de son côté rappelé que l’actuelle salle de Laloubère est l’objet de conflits d’usage puisque les demandes sont supérieures à l’offre proposée.
Dernier point, Jean-Pierre Dalm assure que la nouvelle salle sera à même de varier les plaisirs en accueillant « des congrès et des manifestations artistiques ».


Réactions libres sur le journal Sud ouest :


flr 2 lys
pfff !!! 7 millions ! ...pour 2 paniers percés
STABILO

Mais NON "Idealista", les temps ne sont pas difficiles pour les élus payés par la République mais uniquement pour les contribuables à revenus modestes. Eux n'en font pas partie ! On nous parle à la télé de dizaine de milliers de Français qui vont en ce moment à leur Centre des Impôts pour demander un échelonnement du paiement de leurs impôts. Le premier d'entre nous qui voit un Ministre, un Député ou un Sénateur faire la queue à son Centre des Impôts pour demander l'échelonnement de ses impôts le met dans les commentaires de SO ! Moi je vous dis, DROIT DANS LES YEUX, que je m'engage à le faire. Surveillez bien CAHUZAC, il est sur le point d'y aller !
jm47

Dalm = Subsol! Même folie des grandeurs. Et au détriment de qui, ou quoi ...?
idealista

Pourquoi une équipe ,qui s'appelle "Basket-landes ", aurait-elle besoin d'une salle au "cap de gascogne" alors qu'il existe en préfecture landaise une salle de dimensions suffisantes pour accueillir les évolutions de celle-ci (Espace F.Miterrand )?
Que l'on arrête de dépenser de l'argent n'importe comment dans ces temps difficiles pour tous......
sivaton
les fonds propres pour 2013 ont été de 510 000€ d'emprunts, de 565 000€ de subventions (nos impôts supplémentaires) de 428 000€ de l'état (nos impôts ou emprunts d'état)
soit un total de 1 503 000€ d'argent qu'ils n'avaient pas mais qu'ils ont, soit emprunté soit sollicité à d'autres qui eux aussi empruntent...
Vive la cohérence!
Ces chiffres ne sont pas sortis de nulle part mais sont affichés sur le site de la communauté des communes.
Voilà ce que ces gestionnaires appellent des fonds propres.
Il me semble que le logiciel n'est pas le même pour tout le monde
ruffo
Tout le monde a oublié que, après sa première élection, en 2001, le premier geste du nouveau maire Dalm a été une augmentation des impôts locaux de 18% ( dix huit pour cent ).
Cette claque fiscale était justifiée par le prétendu excessif surendettement du maire précédent ( Jean Claude Brèthes ).
13 ans ans plus tard, l'endettement est trois fois supérieur à celui de 2001. Et ce pour financer des travaux dits d'embellissement qui ont fait de Saint-Sever le prototype de la ville kitsch.
Et les grands projets ( Jacobins, à l'époque entièrement financés ) ou grandes manifestations d'envergure nationale ( Musiques Croisées que relayaient le Monde, le Figaro, Libération etc. ) ont été abandonnés.
A Saint-Sever, on a préféré les subventions aux fêtes d'arsouilles...
C'est plus électoralement porteur.
Mounlandes
Sans préjuger de l'intérêt du projet, ça m'amuse toujours autant d'entendre parler de financement sur fonds propres.
Pour chacun d'entre nous il s'agit d'argent épargné et disponible, pour les élus c'est manifestement autre chose, mais ça reste un mystère à moins que Cap de Gascogne soit assis sur un magot.
STABILO 03/12/2013, à 10h02 Alertez
Très bien dit ! Qu'ils arrêtent de dépenser sans compter de l'argent qui n'est pas le leur, pour des projets qui ne sont pas indispensables. C'est de l'orgueil "mal placé" avec l'argent des contribuables ! Nous, on ne peut plus se le permettre alors qu'il nous appartenait avant qu'ils ne nous le volent. Ces gaspilleurs de tous poils, DEHORS ! Et SIVATON PRESIDENT !!!! Bien sûr, le commentateur suivant comme Premier Ministre.
ruffo 03/12/2013, à 09h31 Alertez
Ce n'est pas la Salle Dalm mais la Salle Migondi.
YANPAU.FARBOS

Notre Dalm des Landes relève de la politique des empereurs romains (du vin et des jeux) et de celle du roi soleil quand il a construit Versailles.
Inconvénient : Dans 3 siècles, on ne visitera plus Notre Dalm des Landes construite jadis par un empereur de chef lieu de canton tout récemment supprimé

Jean Paul Farbos
Conseiller Municipal de St Sever
Groupe d'opposition
sivaton

Tiens, la communauté a des fonds propres c'est nouveau!
Il faudrait donc qu'elle en donne à la police et aux gendarmes qui n'ont plus d'argent pour mettre de l'essence dans leur véhicule, à la justice qui n'a plus les moyens de payer la poste, les déplacements des juges, les consommables, qui ne paie plus les entreprises qui travaillent pour elle et qui sont condamnées à déposer le bilan; à l'école qui n'a pas les moyens de payer les intervenants périscolaires etc...etc..
pour qui nous prend t'on? Pour des boeufs! Il faut sauver Dalm et un projet pharaonique qui n'est pas une priorité dans la décadence actuelle des finances publiques. Si les collectivités locales ont tant d'argent pourquoi donc demander des subventions à un état qui n'en a pas? Stop à la gabegie et dehors tous ces politiques qui dépensent sans vergogne. Stop, ça suffit!

Reactions suite à l'article de Mr le Président de la Communanuté de communes



Salle de basket : les opposants raillent

Les annonces faites lundi soir par Jean-Pierre Dalm laissent les opposants au projet plus que dubitatifs.

Arnaud Tauzin a participé la semaine dernière à la réunion publique organisée par le collectif d’opposants.

Arnaud Tauzin a participé la semaine dernière à la réunion publique organisée par le collectif d’opposants.



Lundi soir, Jean-Pierre Dalm, président de Cap de Gascogne, a enfin rompu le silence concernant le projet de construction d’une nouvelle salle à destination du club de Basket Landes. À peine la conférence de presse terminée, Arnaud Tauzin, le leader de l’opposition municipale à Saint-Sever, était en possession du dossier.
« Je vois qu’est venu le temps des promesses de campagne et le réveil risque d’être douloureux », raille le président départemental de l’UMP qui retient en premier lieu la promesse solennelle du président Dalm de financer l’investissement sur les fonds propres de la collectivité, sans recours à l’emprunt et sans augmenter les impôts.
« L’ensemble du pays connaît une crise économique mais pas Saint-Sever qui serait un îlot de prospérité. C’est quand même incroyable que sur le site Internet de Cap de Gascogne, il soit question de contraintes budgétaires toujours plus lourdes pesant sur ses finances et que tout d’un coup, on découvre qu’on a trois millions d’euros cachés sur le compte. Mais alors, comment se fait-il que la maison de retraite ait pris autant de retard, qu’on n’ait toujours pas de maison de santé, que la mise en place de la réforme des rythmes scolaires ne fasse appel qu’à des bénévoles… » Arnaud Tauzin est d’autant plus critique qu’il estime que « le chiffrage annoncé est faux ». « Il use d’un artifice en mettant en parallèle des subventions TTC et un investissement hors taxes. Par ailleurs, nous restons persuadés que le coût annoncé ne prend pas en compte l’assainissement et l’adduction d’eau. On risque fort de revivre ce que nous avons vécu avec l’Arena Beach. Elle était annoncée à 200 000 euros au départ et à l’arrivée, elle en a coûté 436 000. Je crains fort que tout ça se paye sous forme d’impôts supplémentaires. »
« Il ne sait pas compter »
« Le maire ne sait pas compter », estime Pierre Poirisse, un des deux coprésidents du collectif opposé à cette nouvelle salle. « Il nous parle de 7 millions hors taxes mais TTC, ça fait 8,4 millions à débourser au départ avant de récupérer la TVA deux ans après. Si on ajoute l’achat du terrain, ça fait 3,8 millions à débourser pour la communauté de communes, ce qui ramène le taux de subvention à 58 %. Je ne vois pas comment il va faire sans a minima user d’un prêt relais. »
Jean-Pierre Dalm a annoncé lundi soir un démarrage des travaux en mars prochain et une livraison au printemps 2015.
Le principe de la vente du terrain, sur la route de Montsoué, à Cap de Gascogne par la commune de Saint-Sever devait être voté hier soir en Conseil municipal.

Reaction parue dans le Journal Sud ouest :


couleuvre 2

Comment admettre ces dépenses pharaonique pour une commune de 4800 habitants dont le niveau de vie n'est que de 1605 euros par mois et dont la population est constituée à plus de 46% par des retraités!